Wednesday, October 12

lettre de Aziz Fall

2e mise à jour: ajout d'un lien vers un article à propos d'une étude de l'École de Médecine de l'Université Stanford

mise à jour: une objection d'un lecteur et précision

[cette objection rejoint celle de "Bleuler" affichée en bas]

Quelqu'un m'a dit en réponse à ma question rhétorique suivant mon exemple des chiens que l'humain est une exception par rapport aux autres animaux du fait qu'il a le cerveau le plus évolué et que sa situation actuelle fait que son acquis sera beaucoup plus important que son inné. C'était une maladresse de ma part de laisser entendre que le potentiel d'acquisition chez l'humain serait similaire en proportion à celui chez les chiens: il ne fait aucun doute que l'humain est le plus éducable et le plus malléable des animaux. Mais l'humain a beau avoir plus d'acquis que d'inné, cet acquis est bâti sur de l'inné et c'est mon point. Je n'ai rien lu qui me ferait conclure que nous sommes tous également éducables dans toutes les mêmes capacités.

voici la page originale sans modification sauf l'insertion de 2 notes dans le texte.

* * * * * * * * *

Une lettre écrite par un certain Aziz S. Fall circule sur quelques sites et forums à propos de "l'affaire Mailloux". Le texte de sa lettre peut être lu sans interruption ici:

http://www.omaraktouf.org/xoops/modules/news/article.php?storyid=17

Voici ma réplique

Aziz Fall:
Attention à la boîte de pandore de l’eugénisme scientifique

«Oui, ils sont intellectuellement inférieurs, c'est prouvé» a déclaré le Doc Mailloux à propos des noirs et des amérindiens.

« Les propos offensant, réducteurs et haineux doivent être discutés dix fois plutôt qu’une» dixit Clément et Lepage qui se disent fiers de la boite de pandore ouverte par leur émission Tout le monde en parle sur le racisme latent au Québec.

A titre d’ancien activiste du réseau contre l’apartheid et enseignant universitaire, j’ai été sollicité par différentes associations noires et surtout trois équipes différentes de Radio Canada pour réagir à ce qui défraye la chronique.

J’accepte, devant tant de bonne volonté affichée, de discuter avec elles de la controverse qui secoue le Québec sur l’eugénisme scientifique.

Je décline, parce que un tantinet voyeuse l’offre d’une première équipe. Elle a l’intention de venir filmer mes enfants et moi, comme preuve de l’harmonie sociale entre noir et blanc au Québec. Contacté ensuite par Monsieur Lespérance de l’équipe de Tout le monde en parle, je demande du temps pour exposer mon point de vue dans son émission. J’apprends que Luc Mervil sera aussi invité. J'en suis enchanté, nous nous estimons nos enfants ont grandi ensemble. J’insiste cependant pour que l’on discute surtout de la portée scientifique du débat et, on m’explique, après réunion de l’équipe, que dans ce cas le format de l’émission s’y prête peu.

Entre-temps, à 14 heures je reçois le journaliste Sebastien Cloutier et sa camérawoman qui tournent un segment pour le Téléjournal avec Alexandra Chaska et Dominique Poirier pour le magazine Le point. Je leur vulgarise mes arguments et l'équipe repart satisfaite.

Le soir, à l’heure dite, je m’installe devant la TV, appréhendant, comme à l'accoutumée, quel type de montage sera fait de mon entrevue. A mon désarroi, aucune allusion sur mon entrevue dans aucune des deux émissions. En lieu et place, deux réactions, somme toute interessantes, mais qui n'abordent pas le débat de fond. Je rappelle M. Cloutier qui se montre tout aussi surpris que moi. Voici donc en substance reformulée la teneur de mon entrevue qui reprend d’ailleurs des éléments de ma lettre précédemment envoyée à l’émission du Point du 27septembre. J’y soutenais que:

- L'origine monocentrique de l'humanité montre que l'homo sapiens anatomiquement moderne est noir et que, par sélection et adaptation, il va se diversifier en différents groupes humains à travers le monde. Cela est attesté autant par les fossiles que la biologie moléculaire (mitochondries de l'ADN et Haplotype 13 des Chromosomes).

COMMENTAIRE:
Je ne connais personne qui affirme serieusement que les humains n'ont pas une origine monocentrique. Et je doute qu'à l'époque où nos ancêtres ont effectués des migrations vers l'extérieur de l'Afrique que l'on pouvait les considérer au même titre que les humains modernes. Ça s'est passé il y a entre 100 000 et 50 000 ans.

Aziz Fall:
- La race n'existe pas et les humains sont tous génotypiquement jumeaux. Seul leur phénotype, donc leur physiologie différente correspond à leur adaptation à l'environnement. Qu'il n'y a aucune hiérarchie possible là, malgré les efforts des Gobineau, de Coubertin, des nazis, KKK , tenants de l’apartheid et autres suprémacistes eugénistes.

COMMENTAIRE:
Mais dans le paragraphe précédent il nous dit que les humains sortis d'Afrique se sont diversifiés donc qu'il y a des différences entre les groupes. Que nous appelions ces groupes "races" ou "populations", ils existent. Si le phénotype change c'est que le génotype change lui aussi : il ne peut y avoir de changements morphologiques significatifs sans changement génétiques puisque que l'un dépend de l'autre. Sinon par exemple un couple de blancs pourrait donner naissance à des enfants noirs et vice versa. Si tous les humains étaient génotypement jumaux ils seraient beaucoup plus similaires qu'ils ne le sont maintenant.

Classification n'égale pas hiérarchie. Établir une hiérarchie est un jugement de valeur qui peut ou pas être basé sur des faits.

Aziz Fall:
L’eugénisme scientifique,( inventé par Francis Galton le cousin de Darwin, auteur du livre l’intelligence héréditaire précurseur des tests de quotient intellectuel) repose sur 3 croyances erronées:

les gênes sont prépondérants;

COMMENTAIRE:
L'eugénisme est l'amélioration (ou l'idée de) d'un groupe ou d'une lignée par une sélection de traits que l'on croit ou qui ont effectivement une base génétique a des fins de reproduction, par exemple faire reproduire des gens qui résistent à tel ou tel type de maladie avec d'autres similaires donnerait des enfants qui ont plus de chances de résister à tel ou tel type de maladie. L'inverse de l'eugénisme est le dysgénisme ("amélioration" est subjectif, c'est le jugement des humains).

Un exemple de sélection plus ou moins artificielle liée à la résistance à une maladie est la peste noire en Europe. Il existait des gens à l'époque qui n'attrapaient pas la peste même en étant en contact avec des infectés. Ils étaient nés avec une résistance naturelle. Un chercheur a aussi découvert que les descendants de ces gens auraient de fait hérités d'une résistance au VIH/SIDA. J'ai vu une émission sur le sujet :

Mystery of the Black Death
http://www.pbs.org/wnet/secrets/case_plague/index.html
(résumé trouvé sur un autre site)
Not everyone who came in contact with the Black Plague bacteria, which ravaged medieval Europe, died. Geneticist Steven O'Brien is trying to find out why some survived when so many others perished. His investigation takes him to a little town in England that was hit by the plague in 1665. Using historical records, town archives and modern forensic techniques, O'Brien turns the town into a medical case study that reveals some startling information about the disease. After proving that the scourge in the town really was plague and not some other disease, he discovers that the people who managed to survive were blessed with a genetic mutation that made them immune to the effects of the bacteria. Even more startling, that same genetic mutation has now been proven to give some people immunity to the most deadly disease of the modern age -- AIDS. This program tells the story of the survivors of the devastating plague and takes viewers on a journey of investigation into the world of a deadly pandemic.


Et c'est une des raisons qui expliquent pourquoi le SIDA décime l'Afrique: les gènes qui aident ces descendants des survivants de la peste européene à résister au VIH/SIDA sont absents chez les africains:

Caucasians more resistant to HIV infection, study says
http://www.pub.umich.edu/daily/1996/sep/09-17-96/news/news13.html
BALTIMORE - Genetic resistance to HIV infection is relatively common in people of Caucasian descent and virtually nonexistent in people of African descent, the National Cancer Institute's Dr. Steven O'Brien has announced.

Biologists Discover Why 10 Percent Of Europeans Are Safe From HIV Infection
http://www.sciencedaily.com/releases/2005/03/050325234239.htm
Some scientists have suggested this disease could have been smallpox or even bubonic plague but bubonic plague is a bacterial disease rather than a virus and is not blocked by the CCR5-Ä32 mutation. Professor Duncan commented: "The fact that the CCR5-Ä32 mutation is restricted to Europe suggests that the plagues of the Middle Ages played a big part in raising the frequency of the mutation. These plagues were also confined to Europe, persisted for more than 300 years and had a 100% case mortality."

(Une autre raison serait les habitudes sexuelles de beaucoup d'africains mais l'on s'égarde du sujet de ce fil.)

Demandez a n'importe quel éleveur d'animaux, de bétail, de chiens, etc. si les gènes ne sont pas prépondérants. Certaines races de chiens sont le résultat d'une intense sélection artificielle pour obtenir les traits désirés. J'ai récemment vu un éleveur de chiens qui me disait que ses setters étaient très dociles et que c'était dû à plusieurs générations de sélection artificielle.

(précision:
le paragraphe ci-dessous est maladroit: ce que je voulais dire c'est que l'acquis de l'humain ne s'appuie par sur du vide, il s'appuie sur de l'inné transmis par l'hérédité et que bien que l'humain soit plus éducable que tous les autres animaux de par son intelligence il n'en élimine pas son héritage génétique pour autant. L'acquisition se fera à l'intérieur de ce cadre )

Si chez la plupart des êtres vivant les gènes sont prépondérants alors pourquoi ce ne le serait pas chez les humains ? L'environnement et l'éducation seraient prépondérants au point qu'ils effaceraient presque les données génétiques à la naissance ?


Aziz Fall:
les humains se distinguent les uns des autres dans leurs aptitudes par des disparités innées;

COMMENTAIRE:
Je ne peut concevoir aucun mécanisme naturel qui ferait que tous les humains "naissent égaux" à tous les autres. J'aimerais qu'on m'explique celle-là, ça ressemble étrangement à une forme de créationisme. L'évolution darwinienne de nos ancêtres jusqu'à nous implique que des individus ont eu des avantages sur les autres: les plus avantagés face à diverses formes de survie dans un environnement donné ont fait plus d'enfants que les autres et les moins avantagés en ont fait moins et ainsi de suite jusqu'à ce que les caractéristiques dominantes soient celles des mieux avantagés. L'évolution n'a pas favorisé pas l'égalité.

(une précision:
à propos des mieux avantagés qui ont procréé plus que les moins avantagés: certains des avantages ont pu être des avantages acquis et non innés ou des avantages de circonstances. Les survivants n'étaient pas nécessairement ceux qui étaient les meilleurs en tout points mais d'abord les survivants et donc ceux dont les caractéristiques avantageuses ou non se sont perpétués.)

Aziz Fall:
et les hiérarchies sociales de l’humanité découlent des 2 précédents postulats.

COMMENTAIRE:
Il ramène les "hiérarchies sociales" dans la discussion, ce qui est peu pertinent puisque les faits ou les prétendus faits et les jugements sur ceux-ci sont deux choses.

Aziz Fall:
Des instituts et savants qui se sont évertués à nier l’origine africaine de l’humanité et l’unicité de la race humaine rivalisent toujours pour prouver ces faussetés. Seule l’espèce humaine existe et le terme race ne permet pas de la différencier. Au mieux caractérise-t-il seulement l’espèce tout entière. Alors qu’on achève de répertorier le génome humain, au niveau du génotype, les infinitésimales différences décelées, entre fréquences des allèles de certains marqueurs génétiques, ne permettent d’établir aucune forme de hiérarchie entre humains.

COMMENTAIRE:
Je ne connais personne qui affirme serieusement que les humains n'ont pas une origine monocentrique et qu'ils n'originent pas d'afrique. Quant à "l'unicitié de la race humaine" : race est synonyme de sous-espèce. Je ne connais pas l'espèce actuelle de qui la "race humaine" serait liée. Il s'agit d'une expression plutôt malhonnête : les humains peuvent en théorie tous se reproduire entre eux (note: je crois qu'il y a des exceptions, j'aimerais me souvenir des exemples que j'ai lu à quelque part) mais pas avec d'autres primates donc l'humanité n'est pas une "sous-espèce" mais une espèce à part entière. Les groupes différents à l'intérieur de l'ensemble humain peuvent être appelés races ou populations ou un autre nom. Et contrairement à son affirmation on peut faire des différences entre les différents groupes humains de plusieurs manières, une très utilie aux historiens et anthropologues est l'examen des différences raciales entre les crânes :

http://medlib.med.utah.edu/kw/osteo/forensics/race.html

C'est ainsi que des scientifiques ont pu savoir que le squelette trouvé près de Kennewick dans l'état de Washington il y a quelques années et qui datait de plus de 9000 ans n'était pas un amérindien

http://search.japantimes.co.jp/print/features/books2005/fb20050724a2.htm

Et Fall continue d'utiliser le terme "hiérarchie" pour signifier "classification" ou "distinciton": hiérarchiser implique un jugement de valeur, distinguer non.

Ces différences infinitésimales comme il les appelle ont cependant des effets bien réels dans le champ de la médecine (autres que l'exemple de la résistance au VIH cité plus haut), par exemple un médicament pour le coeur récemment mis au point, le BiDil, n'est efficace que sur les noirs

Racial element to heart-drug study
http://www.theage.com.au/news/world/racial-element-to-heartdrug-study/2005/07/17/1121538855173.html

Les noirs dont la vie sera sauvé par ce médicament pourront remercier les "racistes" qui l'ont conçu.

Il y aurait aussi la moelle osseuse qui serait ethniquement capricieuse:

http://72.14.203.104/search?q=cache:OkgFAqi6iVUJ:www.kacvtv.org/local/organdonor/sbone.html+&hl=en
Some HLA antigens are found almost exclusively in specific ethnic groups. Due to this HLA antigen restriction, many minority patients can only find matches within their own ethnic group. Unfortunately, since minority donor enrollment is low, many minority patients cannot find a match. Therefore, there is a special need for minorities to sign up as potential bone marrow donors.

On peut consulter un article du Ottawa Citizen sur les différences raciales. L'article mentionne des disparités de fréquence de maladies selon les ethnies/races

Rushton revisited
http://www.canada.com/components/printstory/printstory4.aspx?id=6c9fe76b-f1bd-4cfb-baa8-5d006efdf650

(lien permanent ici:
http://www.amren.com/mtnews/archives/2005/10/rushton_revisit.php

It's widely acknowledged that diseases are not evenly distributed among ethnic groups and races. Sickle cell anemia, a blood disorder, is considerably more common among those with African ancestry. Hemochromatosis, an inherited disorder that causes the body to absorb too much iron, is not found among Indians or Chinese, yet more than seven per cent of Swedes suffer it.

Ces différences ont également des utilités très pratique dans le domaine de la justice où les tests d'ADN peuvent identifier la race d'un suspect recherché par la police. Les tests de la compagnie 'DNA Print Genomics' peuvent même distinguer de quel groupe intra-européen serait un individu blanc. Un exemple récent:

DNAPrint genomics Forensics Technology Assists Police in Identifying Suspect in California Double Murder
http://biz.yahoo.com/pz/051003/87106.html
DNAPrint genomics' forensics laboratory had further determined that the ancestry of the person of interest was white with 96% Northern European ancestry and 4% Southeastern European.

[AJOUT: une étude de chercheurs de l'École de Médecine de l'Université Stanford.
L'ADN de 3 600 individus fut examiné et comparé à leurs réponses a un questionnaire sur leur identité raciale. Le taux d'erreur fut insignifiant ce qui veut dire qu'une analyse d'ADN peut déterminer l'identité raciale/ethnique d'un individu avec un très haut taux de certitude et que les identifications raciales communes correspondent à des réalités génétiques.

Racial groupings match genetic profiles, Stanford study finds

http://www.eurekalert.org/pub_releases/2005-01/sumc-rgm012705.php
STANFORD, Calif. - Checking a box next to a racial/ethnic category gives several pieces of information about people - the continent where their ancestors were born, the possible color of their skin and perhaps something about their risk of different diseases. But a new study by researchers at the Stanford University School of Medicine finds that the checked box also says something about a person's genetic background.

This work comes on the heels of several contradictory studies about the genetic basis of race. Some found that race is a social construct with no genetic basis while others suggested that clear genetic differences exist between people of different races.

What makes the current study, published in the February issue of the American Journal of Human Genetics, more conclusive is its size. The study is by far the largest, consisting of 3,636 people who all identified themselves as either white, African-American, East Asian or Hispanic. Of these, only five individuals had DNA that matched an ethnic group different than the box they checked at the beginning of the study. That's an error rate of 0.14 percent.
]

Aziz Fall:
- Qu'une fois tous les groupes humains constitués, ils se sont autonomisés, c'est à dire qu'il n'y a plus d'autres groupes qui apparaissent en dehors des métissages possibles et qu'aucune hiérarchie génétique ne peut être bâtie sur le cerveau, contrairement à ce que soutient l'eugénisme.

COMMENTAIRE:
L'eugénisme soutient que 1) des traits sont génétiques et donc transmissibles à la progéniture 2) que tous les individus ne possèdent pas les mêmes traits 3)qu'en faisant une sélection artificielle on peut obtenir des humains ayant tels ou tels traits voulus en plus grande fréquence que ceux qui n'auraient pas été sélectionnés. Les éleveurs d'animaux savent ça depuis je ne sais combien de siècles et pratiquent l'eugénisme actuellement. En relativement peu de générations on peut eugéniser des types de chiens pour intensifier les traits désirés. Et il me semble évident que l'exemple de la résistance au VIH due aux épidémies passées chez les européens invalide l'idée qu'une sélection artificielle n'est pas applicable chez les humains. Pourquoi les humains seraient une exception à la règle qui prévaut chez les animaux et ne seraient-ils pas 'eugénisables' ? L'évolution ne fut-elle une sorte d'eugénisme naturel ?

Aziz Fall:
L'évolution du cerveau continuerait néanmoins selon certaines études, plus sérieuses que celles qui défrayent la chronique. Radio Canada en faisait d’ailleurs état citant l'équipe du Dr Bruce Lahn, de l'université de Chicago. Elle observe deux gènes qui contrôlent la taille de l'organe chez l'humain. Comparant ces gènes chez l'humain moderne et chez un ancêtre de 37 000 ans, elle déduit de nouvelles variations apparues il y a 5800 ans, et qui seraient maintenant présentes chez 30 % des humains actuels.

COMMENTAIRE:
D'abord Fall se contredit à propos de son point plus sur l'égalité et la similitude à la naissance de tous les humains: si ces variation affectent 30 % des humains actuels alors 70 % ne sont pas affectés. Comment réconcilier ce fait avec le refus d'accepter que "les humains se distinguent les uns des autres dans leurs aptitudes par des disparités innées" si ces gènes récemment découverts influencent le cerveau ?

Aziz Fall:
Ces variations tendraient à prouver que le cerveau s'adapte aux pressions sélectives dues aux comportements dits « culturels » chez l'humain. «Les 2 gènes seraient , la variante microcéphale apparue lors de l'émergence de la musique, de l'art, des pratiques religieuses et des outils plus sophistiqués. L'autre, appelée variante ASPM, serait apparue au moment de l'émergence de l'agriculture et des villes, de même que des langues écrites. La question est maintenant de savoir, selon les chercheurs, si l'évolution génétique a causé l'évolution culturelle des humains»

COMMENTAIRE:
Mais qu'est-ce que c'est si ce n'est pas une adaptation due à des facteurs 'artificiels' soit la vie en civilisation, la sédentarité, l'agriculture, l'urbanité, l'écriture ? Si ces gènes sont liés à la civilisation alors pourquoi devrait-on présumer que les groupes d'humains n'ayant pas développé de civilisations au-dèla d'une culture primitive auraient en eux l'ASPM et la 'microcéphale' dans la même proportion que les groupes d'humains ayant développés des civilisations avancées ? Et d'ailleurs Lahn affirme que ces gènes ne sont pas présent à la même fréquence chez tous les groupes ethniques/raciaux d'humains, ce que l'article de Radio-Canada sur Lahn oublie de mentionner. Plus de détails ci-dessous

Aziz Fall:
Ces intéressantes considérations, quoique parcellaires, ne permettent pourtant d'établir aucune hiérarchie entre humains, les variations se retrouvant dans tous les différents groupes humains sans exception dans l’échantillon du dit 30% des humains actuels.

COMMENTAIRE:
Erreur. D'abord passons sur sa fixation hiérarchique, j'ai dit ce qu'il y avait à dire plus haut. L'article sur le site de Radio-Canada n'en dit pas long sur les découvertes de Lahn

http://www.radiocanada.ca/nouvelles/Santeeducation/nouvelles/200509/09/002-cerveau-evolution.shtml

mais ceux dans le New York Times (journal anti-raciste est-il nécessaire de le préciser) et ceux du New Scientist et le communiqué de presse de l'équipe de Lahn ( http://www.hhmi.org/news/lahn4.html ) apportent des détails qui infirment les berlues égalitaristes de Fall. Bien que Lahn tente de désarmorcer le pétard racial que ses recherchent allume en affirmant :

"Lahn emphasized that it would not be correct to interpret the findings as indicating that one ethnic group is more “evolved” than another. Any differences among groups would be minor compared to the large differences in such traits as intelligence within those groups, he said. “We're talking about the average impact of such variants,” he said. “We still have to treat each individual as an individual. Just because you have one gene that makes you more likely to be a little taller, doesn't mean you will be tall, given the complex effect of all your other genes and of environment.” Lahn also said that a multitude of other genes likely exist that influence brain size and development, and further research could reveal far more complex effects of natural selection on such genes."

ses découvertes indiquent que les populations humaines (raciales/ethniques) n'ont pas ASPM et 'microcéphale' dans des fréquences/proportions égales:

article du NYT
http://www.nytimes.com/2005/09/08/science/08cnd-brain.html?ei=5090&en=631902c8dabfb269&ex=1283832000&partner=rssuserland&emc=rss&pagewanted=print
They report that with microcephalin, a new allele arose about 37,000 years ago, although it could have appeared as early as 60,000 or as late as 14,000 years ago. Some 70 percent or more of people in most European and East Asian populations carry this allele of the gene, as do 100 percent of those in three South American Indian populations, but the allele is much rarer in most sub-Saharan Africans.

Human brains enjoy ongoing evolution
http://www.newscientist.com/article.ns?id=dn7974
What is more, not everyone possesses the new gene variants, potentially inflaming an already controversial debate about whether brains of different groups of people function differently. "Whatever advantage these genes give, some groups have it and some don't. This has to be the worst nightmare for people who believe strongly there are no differences in brain function between groups," says anthropologist John Hawks of the University of Wisconsin in Madison, US.

Un article dans le Chicago Chronicle:
http://chronicle.uchicago.edu/050922/brainevolution.shtml
Evolution, Lahn said, does not occur at the species level. Rather, some individuals first acquire a specific genetic mutation, and, because that variant confers on those who bear it a greater likelihood of survival, it then spreads in the population.
(...)
To determine the variation frequency of the two genes, the researchers surveyed more than 1,000 individuals, representing 59 ethnic populations worldwide.
(...)
The team also observed geographic differences. For haplogroup D of ASPM, they found that it occurs more frequently in Europeans and surrounding populations, including North Africans, Middle Easterners and South Asians, and at a lower incidence in East Asians, New World Indians and sub-Saharan Africans. For microcephalin, the researchers found that haplogroup D is more abundant in populations outside of sub-Saharan Africa.



Peut-être qu'un échantillon de 1000 individus n'est pas assez grand pour arriver aux bonnes conclusions mais l'article de Radio-Canada nous rend un mauvais service par sa brièveté et en ne mentionnant pas la disparité dans la fréquence des ces gènes chez les différentes populations humaines.

Aziz Fall:
- Que les mélanodermes, communément nommés noirs, ont été les bâtisseurs des premières grandes civilisations humaines (Kmt Égypte et Nubie) responsables principales, 2000 ans avant la Grèce, de la diffusion de la civilisation et du savoir. Que l'Histoire seule explique dans ses vicissitudes comment les civilisations perdurent , chancèlent et comment les amnésies collectives suivent les apogées ( c'est valable pour Ghana, la Chine, la Grèce, Rome, l'Espagne et le Portugal qui furent toutes des grandes puissances ).

COMMENTAIRE:
Egypte:
les égyptiens n'étaient pas des noirs, c'est un mythe afrocentriste. On peut consulter un site intéressant qui cite plusieurs publications scientifiques sur les égyptiens ainsi que des images de peintures où l'on voit que ceux-ci ne s'identifient pas comme étant des noirs.

http://www.geocities.com/enbp/

sur cette page se trouvent des références sur l'anatomie et les os des égyptiens:
http://www.geocities.com/enbp/physanth.html

les crânes:
Such a study was carried out by the physical anthropologist C. Loring Brace and five co-researchers (Brace et al., 1993) who statistically analyzed a range of 24 cranial measurements from diverse world samples, including ancient Egyptians. The results of the analysis suggest that ancient Egyptian crania had elements in common with those from Southwest Asia and Neolithic Europe, as well as North and Northeast Africa. However, the Egyptian skulls showed very little similarity to African crania from the more distant south and west.

les dents:
The analysis of discrete dental traits is often used to determine biological relationships of populations using dental remains. The recent work of JD Irish (Irish 1997, 1998a, 1998b) examines several African popuations and concludes that Egyptian populations show more dental similarity to modern North Africans, Arabs, and even Europeans, than to Sub-Saharan Africans. The diagram below (adapted from Irish, 1998b) shows the results of a statistical cluster analysis. It demonstrates that ancient Egyptian dental configuration resembles that of recent North Africans, rather than sub-Saharan Africans.

les cheveux:
For example, in a study (Titlbachova and Titlbach, 1977) involving detailed microscopic investigation of hair samples taken from several ancient Egyptian mummies, most were determined to have been naturally straight, wavy, or gently curled, with a roundish cross-section typical of modern Eurasian and North African peoples. Only a minority showed evidence of structural characteristics traditionally called "Negroid"; even in these the "Negroid" elements were weakly manifested.

et sur celle-ci une étude sur les gènes des égyptiens actuels comparés aux anciens:
http://www.geocities.com/enbp/genetics.html
Scientists at the University of Cairo tested DNA from the remains of pyramid workers from 2600 BC, and found that the DNA of ancient Egyptians matches that of modern Egyptians. That is, the people living in Egypt now are essentially the same as the people living there thousands of years ago

Fall va devoir trouver autre chose que l'Égypte pour dire que les africains ont bâti des grandes civilisations. À part les Éthiopiens qui côtoyaient l'Égypte et qui ne seraient probablement pas purement noirs (un mélange entre sémites et africains ?), et que le pharaon raciste Sesostris III méprisait et ne voulait pas voir s'établir en Égypte, je ne vois pas quelles civilisations dignes d'être placées au même niveau que les autres (p.e. Grèce Antique, Les Sumériens, les Chinois) ont émergé des africains ou encore quelles sciences et quel savoir les africains auraient diffusés. J'avoue cependant ne pas connaître grand chose du Ghana ou de la grande civilisation Ghanaénne si elle a bel et bien existé.

D'ailleurs si des noirs avaient émergé des grandes civilisations dans l'antiquité on est en droit de se demander qu'est-ce qui s'est passé par la suite qui aurait causé leur chute, leur stagnation et leur maintient dans le primitif durant les 2000 années suivantes. Ce ne serait pas une "amnésie collective" mais une sérieuse dégringolade et une régression.

Aziz Fall:
-Que l'esclavage qui a décimé l'Afrique a emporté ses enfants les plus forts et compétents et que leur endogamie et les conditions politiques économiques et culturelles les confinent jusqu'à présent dans des professions ou des tâches (surtout les espace moins ségrégationnistes -art et sport) qui restreignent ou promeuvent ces aptitudes. Que la mondialisation néo-libérale et la division internationale du travail maintiennent l'essentiel des populations des pays de la périphérie en général et les pauvres des pays riches dans des situations socio-économiques défavorables pour leur développement et leur épanouissement.

COMMENTAIRE:
C'était des noirs qui vendaient d'autres noirs aux blancs. Et l'esclavage se poursuit dans plusieurs pays d'Afrique à ce jour. Et notez la contradiction: les esclavagistes auraient emportés les enfants de l'Afrique qui étaient les plus forts et les plus compétents - il fait une hiérarchie entre les enfants de l'Afrique amenés en esclavage hors de l'Afrique et ceux qui y sont restés. Comment les esclavagistes ont-ils pu prendre les meilleurs si la hiérarchie n'est pas possible ?

Aziz Fall:
-Que la mesure du quotient intellectuel pose deux équations insolvables. Qu'est ce que l'intelligence? Il n’y a aucune définition qui fasse consensus dans la communauté scientifique. L’intelligence est probablement multiple, compte tenu de la versatilité du cerveau. Qu'est-ce le quotient intellectuel et comment peut il être déterminé universellement? C'est une mesure non universelle, relative et aléatoire, basée sur un classement psychométrique articulé sur des axes logiques prédéfinis et mesurant un groupe cible par rapport à une norme prétendue. Ces agrégats statistiques, chiffrant l’aptitude à un mode de raisonnement, ne peuvent traduire tous les écueils socioculturels et psychologiques, et encore moins mesurer l’ouverture d’esprit, la créativité, ou les capacités intellectuelles. Donc on peut bâtir des grilles pouvant tendre à prouver l'infériorité d'un groupe. On pourrait ainsi illustrer que la promiscuité, l'endogamie et le travail du bûcheron distingueraient l'intelligence des habitants du bas du fleuve des autres québécois, ou autres inepties.

COMMENTAIRE:
Ici Fall semble dire que puisque l'intelligence n'est pas mesurable avec un degré d'exactitude élevé alors tout le monde aurait les mêmes capacités intellectuelles.

Je ne suis pas familier avec les tests de QI et les bases théoriques sur lesquels ils se situent mais est-ce que le potentiel d'apprentissage et de cognition serait le même chez tous les humains ? La réponse me semble évidente: est-ce qu'Einstein était plus intelligent que moi et qu'un paquet de gens ? est-ce que l'on a tous le potentiel d'être des Einstein ? Oui, Non.

Si l'intelligence n'est pas le 'facteur G' mais des facteurs multiples, est-ce que ça veut dire pour autant que tous les humains auraient la même capacité dans chacune des facettes de l'intelligence ? Peut-être que certains groupes d'humains, disons par exemple les aborigènes d'australie, auraient une "intelligence visuelle" supérieure aux autres:

http://www.oberlin.edu/psych/p220/aborigines.htm
But Clive Harper, a professor of pathology in Sydney, may have discovered evidence that it is more than just a theoretical possibility. He found that the visual cortex - the part of the brain used in processing and interpreting visual information - was about 25pc larger in Aborigines than in Caucasians. He also found that they had many more nerve cells.

Aziz Fall:
En tous cas, pour en revenir à la fameuse étude controversée, à chaque fois où l'Amérique de la ségrégation explicite ou implicite leur a laissé une chance sociale, les noirs ont prouvé leur égalité en étant des découvreurs et des scientifiques chevronnés, au même titre que tous les autres groupes humains.

COMMENTAIRE:
La dernière phrase est une affirmation gratuite: si les noirs ne réussissent pas dans les domaines des sciences en Amérique ce doit être à cause du racisme, ceux (qui au juste ? en quelle proportion par rapport à leur groupe ?) qui réussissent le font parce qu'il n'y aurait pas eu d'obstacles raciaux dans ces cas-là. Fall nous dit que les obstacles racistes dans les institutions scolaires aux États-Unis, qui n'existent cependant plus depuis quelques décennies, sont le facteur #1 qui sépare les noirs qui réussisent dans la science et ceux qui ne réussisent pas. Or les tests de QI, peu importe ce qu'on en pense, seraient de bons prédicteurs des résultats scolaires. Je propose que l'on regarde s'il y a corrélation entre les noirs qui réussisent dans la science et un QI élevé et s'ils ont tous été élevés dans un milieu riche et favorable à l'éducation. (Mais comme Fall refuse de considérer qu'il y aurait des gens plus intelligents que d'autres et donc qui réussiraient mieux à l'école que ces autres ce serait probablement futile de faire le test)

Aziz Fall:
Que le racisme est un phénomène encore plus pervers lorsqu’une personnalité qui en a l'autorité vient exhiber des recherches (comme the Bell Curve..) qui, sous le prétexte de dire haut ce que nombre de gens racistes pensent, ramène en arrière l'humanité.

COMMENTAIRE:
Ici Fall moralise le savoir et la science: si la science invalide l'égalitarisme elle ramène l'humanité en arrière, si elle confirme l'égalitarisme elle fait avancer l'humanité. Comme on l'a vu plus haut une compagnie pharmaceutique "raciste" aide les noirs avec leur médicament qui ne fonctionnent que sur leur groupe. Si les chercheurs de cette compagnie auraient respecté les niaiseries politiquement correctes à propos des races et groupes ethniques ce médicament ne serait pas disponible.

Aziz Fall:
En 1977, l'UNESCO a décrété que la race n'existe pas, mais cela n’empêche nullement les cycliques résurgences du racisme scientifique. Ce débat de passion est pourtant un faux débat, mais il ne dispense pas du débat biopolitique et bioéthique sur l’eugénisme.

COMMENTAIRE:
Je ne connais pas le "décret" de 1977 mais il y en a eu un autre avant, celui de 1950. Ashley Montagu, un activiste socialiste et anti-raciste, disciple d'un autre activiste socialiste et anti-raciste Franz Boas qui voulait démontrer la plasticité des crânes par rapport à l'environnement au début du siècle et qui aurait trafiqué les données pour obtenir les résultats voulus, est l'auteur du "décret" affirmant l'inexistance de la race. Et qu'en a t-on à branler de l'opinion de l'UNESCO ? Si l'UNESCO avait décreté que les races existent est-ce qu'il aurait fallu respecter son opinion ? Je serais curieux de savoir si tous les scientifiques de l'époque à l'UNESCO étaient unanimes sur la question.

Aziz Fall:
L'émission Tout le monde en parle est une émission à vocation socioculturelle articulée sur la provocation et le sensationnalisme. Elle a invité un provocateur et obtenu ce qu'elle recherche. On ne peut lui en porter rigueur, c'est ce qui fait sa notoriété. C’est à elle-même d’assumer la boite de pandore ouverte et mener le débat serein qu’elle prétend permettre. Le médecin quant à lui est confronté à l’éthique bio-médicale si il en a conscience. Peut être que sa raison lui fera prendre conscience un jour, que son idéologie prétendument scientifique est un mélange d’axiomes sur l’hérédité et de jugements de valeurs sans fondements.

COMMENTAIRE:
Moralisation encore une fois. Pourquoi la conscience de Mailloux lui ferait changer d'idée ? Comme si la question initiale en était une de moralité. Et parlant de moralité, serait-il moral de refuser de créer des médicaments servant les intérêts des groupes raciaux/ethniques particuliers parce que ça confirmeraient l'existence de différences raciales ?

Aziz Fall:
Je m’interroge toutefois. Qui ce soir à Radio Canada a pris la décision de ne pas faire entendre des points de vue comme le mien? Ces propos n’ont-ils pas le mérite de relativiser les prétendues études scientifiques, calmer le jeu et ramener notre minimum d’harmonie sociale.

COMMENTAIRE:
C'est peut-être quelqu'un qui a vu certaines des contradictions et des faiblesses de son discours et a décidé de ne pas embarrasser qui que ce soit.

Aziz Fall:
Le racisme explicite ou latent que je continuerai de combattre et que Radio Canada dit combattre nous concerne tous. Il n'y a pas que les amérindiens et les noirs qui sont concernés, il y a les juifs, les arabes, les chinois, et surtout tous les québécois et québécoises, (qui sortons à peine d'une longue nuit de complexes d'infériorité, comme nègre blanc et frog)...

COMMENTAIRE:
Et n'oublions pas les Tamouls, les Inuit, les Ouigours, les Perses, les Koréens, les Japs, les Hmongs, les Turcs, les Mongols, les Zoulous, les Bantlous et les Papous.

Les juifs ? Dans le domaine de l'intelligence les juifs d'Europe seraient avantagés:

http://isteve.blogspot.com/2005/06/nicholas-wade-in-new-york-times-on.html
In describing what they see as the result of the Ashkenazic mutations, the researchers cite the fact that Ashkenazi Jews make up 3 percent of the American population but won 27 percent of its Nobel prizes, and account for more than half of world chess champions. They say that the reason for this unusual record may be that differences in Ashkenazic and northern European I.Q. are not large at the average, where most people fall, but become more noticeable at the extremes; for people with an I.Q. over 140, the proportion is 4 per 1,000 among northern Europeans but 23 per 1,000 with Ashkenazim.

Henry Harpending suggère que c'est génétique et qu'une sélection artificielle a eu lieu mais il y a peut-être une explication sociale pour ces résultats. Peut-être que vivre à Jew York en avantage quelques-uns.

Et qui pratiqua l'eugénisme pour réduire la fréquence d'une maladie qui les affecte particulièrement ? Les juifs ashkenazes, chez qui la fréquence de la maladie de Tay-Sachs fut dramatiquement réduite a l'aide de tests de dépistage de la présence de gènes à risque et aussi d'avortements:

Tay-Sachs Said To Be Nearly Eradicated Among Ashkenazim
http://jewishweek.org/news/newscontent.php3?artid=10405&print=yes
The genetic disease Tay-Sachs, which affects the central nervous system and mostly affects Ashkenazim, has been nearly eradicated, experts said. Experts are claiming that Tay-Sachs would be the first genetic disease to become extinct, Haaretz reported. Children affected by Tay-Sachs generally do not live beyond the age of 4.

Professor Robert Desnick of the Department of Human Genetics at Mount Sinai Hospital in Manhattan said Tuesday in Israel that of the 10 babies born in North America in 2003 with Tay-Sachs, not one was Jewish.

And in Israel, according to Professor Joel Zlotogora, who heads the Health ministry’s Department of Community Genetics, just one baby was born with Tay-Sachs in Israel in 2003. Nor were any babies born with Tay-Sachs last year, but as the disease takes some six months to manifest itself, those figures are not final.

Professor Gideon Bach, who heads the Department of Genetics at Hadassah University Hospital, Ein Karem, said the eradication of Tay-Sachs in Israel can be attributed primarily to the fact that the general public is advised to carry out, at the expense of the state, genetic tests to diagnose the disease before the birth of the baby. In the event Tay-Sachs is diagnosed, the pregnancy is usually terminated.



Si Fall pense que l'eugénisme menace les juifs et bien il faudrait qu'il leur dise car ils n'ont pas l'air de se formaliser de pratiquer quelque chose qu'ils dénonceraient probablement comme une dérive dangereuse si des blancs décidaient de les imiter.

Aziz Fall:
Voilà donc ce que je me suis évertué simplement à dire et qui hélas n’est pas passé. A défaut donc, je vous demande de le partager avec ceux qui vous sont chers.

Avec mes salutations reconnaissantes.

Aziz S. FALL
Politologue au GRILA.
www.grila.org

COMMENTAIRE:
Les gens qui lisent cette page peuvent aussi la référer et la partager avec d'autres.

4 Comments:

At 9:37 PM, Blogger Kristof said...

[ j'affiche ici le commentaire de "Bleuler" affiché sur La Tribu du Verbe

http://www.latribuduverbe.com/cgi-bin/mt-comments.cgi?entry_id=3793


Monsieur Kristof,

Je suis allé voir votre réponse. Malgré l'abondante littérature que vous affichez pour documenter votre réplique, celle-ci révèle votre ignorance. Ce n'est pas que vos sources soient toutes erronées. Au contraire! Le problème, c'est que vous en tirez des conséquences qui sont erronées. Par exemple, vous affirmez:

««Demandez a n'importe quel éleveur d'animaux, de bétail, de chiens, etc. si les gènes ne sont pas prépondérants. Certaines races de chiens sont le résultat d'une intense sélection artificielle pour obtenir les traits désirés. J'ai récemment vu un éleveur de chiens qui me disait que ses setters étaient très dociles et que c'était dû à plusieurs générations de sélection artificielle.

Si chez la plupart des êtres vivants les gènes sont prépondérants alors pourquoi ce ne le serait pas chez les humains ? L'environnement et l'éducation seraient prépondérants au point qu'ils effaceraient presque les données génétiques à la naissance ?»»

La conduite des animaux est en grande partie déterminée par des schèmes comportementaux génétiquement déterminés (instinct). Une autre partie est déterminée par des apprentissages. Si nous prenons l'exemple des chiens, qui semble avoir votre faveur, le fait de saliver devant de la viande est une conduite instinctive génétiquement déterminée. Par contre, Fido s'assoit et "donne la patte" sur commande de son maître, parce qu'il a été conditionné à le faire.

La part entre les conduites instinctives et les conduites apprises n'est pas égale d'une espèce animale à l'autre. Certaines espèces n'ont qu'une infime capacité d'apprentissage tandis que d'autres espèces en ont davantage. C'est là que l'espèce humaine se distingue. L'espèce humaine est non seulement l'espèce où la part des conduites apprises est la plus grande. L'espèce humaine se distingue dans le fait que cette part est redoutablement plus importante que celle de toutes les autres. À votre dernière question, il faut donc répondre: oui! Oui, l'environnement et l'éducation seraient prépondérants au point qu'ils effaceraient presque les données génétiques à la naissance, du moins dans le registre où les apprentissages sont possibles. C'est, à n'en pas douter, le cas du registre des performances intellectuelles (QI).

Le plus gros de votre démonstration (sic) consiste à prouver que des différences génétiques existent qui permettent de distinguer des groupes humains. Qui le nie? Certainement pas Fall! Si c'est ce que vous avez compris de son texte, c'est que vous n'en avez pas compris les fondements. Je vous accorde une circonstance atténuante dans le fait que le texte de Fall aborde des questions complexes de manière expéditive en ne retenant que des conclusions ponctuelles pertinentes.

L'argument essentiel des généticiens est que les différences génétiques entre groupes humains sont minuscules comparativement aux différences entre les individus et qu'aucun groupe humain n'a assez de différence avec les autres pour rencontrer le critère biologique de "races". Aussi, un individu à la peau noire, partagera un certain nombre de traits génétiques avec un autre individu à la peau noire. Ce nombre de caractéristiques sera plus important si ces deux individus appartiennent à une population génétiquement repliée sur elle-même depuis plusieurs générations. Ces caractéristiques sont parfois assez claires pour permettre un recouvrement identifiable par des instruments modernes d'identification génétique. Bravo! Mais voilà, notre bonhomme a bien d'autres caractéristiques génétiques moins apparentes à l'oeil nu. Si on le compare avec tous les êtres humains de la planète, il y a bien des chances que les personnes qui sont génétiquement les plus proches de lui seront des personnes appartenant à d'autres groupes humains. Ainsi, le presque sosie génétique d'un Africain peut être un Norvégien. Les seules différences qui existeront entre les deux individus seront des différences très apparentes. Mais ces différences n'auront pas un poids important par rapport à leurs ressemblances sous des caractéristiques moins visibles.

LA DROITE ET LA GÉNÉTIQUE

Je vous signale également que les questions génétiques ne sont pas libres de tout enjeu politique. Bien avant que les généticiens ne disposent de moyens de recherches décisifs, la droite et la gauche s'opposaient sur ces questions. Le problème politique se présente de la façon suivante. Des inégalités importantes existent entre les individus et les groupes qui composent la société. Traditionnellement, le discours de droite est un discours qui cherche à justifier ces inégalités pour le plus grand bénéfice de ceux qui occupent une position dominante. Aussi, l'attitude de la droite, face à la génétique, a toujours été celle de chercher dans la nature une légitimité à ses privilèges. Au contraire, la gauche dénonce traditionnellement les inégalités et a toujours cherché à montrer qu'elle était le pur produit de facteurs discriminatoires arbitraires. La gauche a donc tendance à nier les inégalités génétiques et la droite a tendance à les magnifier. Aucun de ces points de vue n'est parfaitement vrai. Mais l'histoire de la science a quand même apporté beaucoup plus d'eau au moulin de la gauche qu'à celui de la droite. Les facteurs génétiques prédisposant les individus et les groupes à des performances déterminées ne sont que rarement importants comparativement à la part environnementale qui détermine les mêmes performances.

Même intuitivement, la chose est facile à comprendre. Par exemple, vous prenez un bébé juif de milieu bourgeois et vous le fourré dans une famille d'assistés sociaux analphabètes et disfonctionnels. Après 18 ans, vous comparer sa performance à un test de QI avec celle d'un bébé noir éduqué dans une famille juive affectueuse et instruite. Devinez qui va planter l'autre?

Dans ce débat, monsieur Kristof, vous vous positionnez clairement comme un individu de droite qui cherche à légitimer sa position privilégiée et son mépris pour les personnes appartenant à des minorités visibles. Je suis restée polie avec vous pour des raisons de convenance, mais votre parti pris dans cette affaire ne mérite à mes yeux que le plus profond des dégoûts.

 
At 11:47 PM, Blogger Kristof said...

ma réplique:

Bleuler:
"Par contre, Fido s'assoit et "donne la patte" sur commande de son maître, parce qu'il a été conditionné à le faire."

COMMENTAIRE:
Mais il est beaucoup plus difficile de conditionner un chat à faire de même. C'est la nature des êtres en question qui va influencer son potentiel de conditionnement et d'éducation.


Bleuler:
"La part entre les conduites instinctives et les conduites apprises n'est pas égale d'une espèce animale à l'autre. Certaines espèces n'ont qu'une infime capacité d'apprentissage tandis que d'autres espèces en ont davantage."

COMMENTAIRE:
Et cette part n'est pas égale à l'intérieur des espèces non plus.


Bleuler:
"Le plus gros de votre démonstration (sic) consiste à prouver que des différences génétiques existent qui permettent de distinguer des groupes humains. Qui le nie? Certainement pas Fall!"

COMMENTAIRE:
c'est vous qui avez mal lu, je cite:
[Fall]
"La race n'existe pas et les humains sont tous génotypiquement jumeaux. Seul leur phénotype, donc leur physiologie différente correspond à leur adaptation à l'environnement."


Bleuler:
"L'argument essentiel des généticiens est que les différences génétiques entre groupes humains sont minuscules comparativement aux différences entre les individus et qu'aucun groupe humain n'a assez de différence avec les autres pour rencontrer le critère biologique de "races". Aussi, un individu à la peau noire, partagera un certain nombre de traits génétiques avec un autre individu à la peau noire. Ce nombre de caractéristiques sera plus important si ces deux individus appartiennent à une population génétiquement repliée sur elle-même depuis plusieurs générations. Ces caractéristiques sont parfois assez claires pour permettre un recouvrement identifiable par des instruments modernes d'identification génétique. Bravo! Mais voilà, notre bonhomme a bien d'autres caractéristiques génétiques moins apparentes à l'oeil nu. Si on le compare avec tous les êtres humains de la planète, il y a bien des chances que les personnes qui sont génétiquement les plus proches de lui seront des personnes appartenant à d'autres groupes humains. Ainsi, le presque sosie génétique d'un Africain peut être un Norvégien. Les seules différences qui existeront entre les deux individus seront des différences très apparentes. Mais ces différences n'auront pas un poids important par rapport à leurs ressemblances sous des caractéristiques moins visibles."

COMMENTAIRE:
Ce "bien des chances" est un mythe. Le sophisme consiste à affirmer une certitude à partir d'une possibilité qui n'est pas quantifiée (ces 'chances' sont de combien ?) et en plus d'utiliser ce qui serait une méthode très faillible pour comparer le génome des individus, à savoir une analyse d'une petite quantité de gènes. À ce sujet on peut lire un texte du généticien AWF Edwards sur ce qu'il appelle le sophisme de Lewontin

http://www.goodrumj.com/Edwards.pdf

L'autre sophisme est de parler de ces caractéristiques comme si elles étaient toutes de valeur égale, comme si une plus grande proportion de similitude par rapport à des caractéristiques générales pèseraient plus dans la balance que des différences sur des points importants. Cette obsession avec l'égalité encore une fois.


Bleuler:
"Je vous signale également que les questions génétiques ne sont pas libres de tout enjeu politique. Bien avant que les généticiens ne disposent de moyens de recherches décisifs, la droite et la gauche s'opposaient sur ces questions. Le problème politique se présente de la façon suivante. Des inégalités importantes existent entre les individus et les groupes qui composent la société. Traditionnellement, le discours de droite est un discours qui cherche à justifier ces inégalités pour le plus grand bénéfice de ceux qui occupent une position dominante. Aussi, l'attitude de la droite, face à la génétique, a toujours été celle de chercher dans la nature une légitimité à ses privilèges. Au contraire, la gauche dénonce traditionnellement les inégalités et a toujours cherché à montrer qu'elle était le pur produit de facteurs discriminatoires arbitraires. La gauche a donc tendance à nier les inégalités génétiques et la droite a tendance à les magnifier. Aucun de ces points de vue n'est parfaitement vrai. Mais l'histoire de la science a quand même apporté beaucoup plus d'eau au moulin de la gauche qu'à celui de la droite. Les facteurs génétiques prédisposant les individus et les groupes à des performances déterminées ne sont que rarement importants comparativement à la part environnementale qui détermine les mêmes performances."


COMMENTAIRE:
D'abord c'est "La Gauche" qui a une fixation sur l'Égalité, peu importe par rapport à quoi. Présenter les courants socio-politiques comme étant des mouvements s'affrontant à propos de l'égalité et l'inégalité est une présentation "De Gauche", pas une simple observation.

On peut m'affubler de quelque étiquette que ce soit, ça n'est pas vraiment important. Si vous êtes de l'école de ceux qui pensent réfuter en collant des mauvais mots à l'adversaire c'est que vous confondez arguments moraux avec arguments factuels. Je suis loin d'être un privilégié soit dit en passant: vous imputez des présumés motifs à l'adversaire ce qui est typique chez les "De gauche" et soi-disants progressistes.

Si la science a apporté plus d'eau au moulin des égalitaristes c'est que les non-égalitaristes ne sont pas les bienvenus dans les universités et les média, deux institutions dominés par des soi-disants progressistes. C'est surtout une affaire de pouvoir pas de savoir.

Et d'ailleurs comme l'on sait s'afficher raciste actuellement nuit à l'image et la qualité de vie de n'importe quelle personalité publique alors qui possède des privilèges face à qui ? Le discours égalitariste face à la race, sans égard à sa véracité et sa soliditié factuelle, occupe presque entièrement l'espace de la parole publique et ses opposants sont non seulement coupés de l'accès au public mais parfois même traînés devant les tribunaux. Si nos "De Droite" tirent avantage de quelconques privilèges l'accès aux média n'est pas de ceux-là.


J'ajoute en passant que les "extrème-droite" libertariens (anarcho-capitalistes) sont des égalitaristes lorsqu'il s'agit de questions raciales puisqu'ils sont des individualistes qui croient que l'Individu est sacré, une autre indication que la trame Gauche VS Droite a peu de liens avec la réalité.


Bleuler:
Même intuitivement, la chose est facile à comprendre. Par exemple, vous prenez un bébé juif de milieu bourgeois et vous le fourré dans une famille d'assistés sociaux analphabètes et disfonctionnels. Après 18 ans, vous comparer sa performance à un test de QI avec celle d'un bébé noir éduqué dans une famille juive affectueuse et instruite. Devinez qui va planter l'autre?

COMMENTAIRE:
Prenez plutôt deux bébés, un africain et un japonais, élevez les dans la même famille et les mêmes conditions et le japonais aura un meilleur score a un test de QI dans la grande majorité des cas.

Bleuler:
Dans ce débat, monsieur Kristof, vous vous positionnez clairement comme un individu de droite qui cherche à légitimer sa position privilégiée et son mépris pour les personnes appartenant à des minorités visibles. Je suis restée polie avec vous pour des raisons de convenance, mais votre parti pris dans cette affaire ne mérite à mes yeux que le plus profond des dégoûts.


COMMENTAIRE:
Vos insultes auraient révélé votre parti pris et je les aurait accueillies avec plaisir mais je présume que vous avez réalisé qu'elles vous auraient fait mal paraître.

Parlant de mépris: si les héréditaristes ont raison à propos des caractéristiques humaines alors ceux qui souhaitent que les humains soient égaux devront se rabattre sur les manipulations génétiques pour les égaliser. Mais puisqu'ils se sont acharnés à nier que l'hérédité puisse influencer substanciellement l'existence et le comportement des humains alors l'égalité ne demeurera que dans leur tête. Quel service les égalitaristes auront rendu aux groupes humains ayant besoin d'être améliorés ?

Loin de moi l'idée de vous faire croire que je me soucie de l'Afrique mais si disons les problèmes qui affectent l'Afrique peuvent être allégés avec l'eugénisme mais que l'on s'obstine à blâmer entièrement les facteurs environnementaux alors qui méprise qui en bout de ligne ? Si j'étais parmi un groupe ayant une intelligence inférieure à d'autres je n'aurais pas de remerciements à faire aux idéologues qui affirment que tout le monde est égal à tout le monde puisque ce dogme empêcherait l'apport de solutions qui pourraient potentiellement remédier aux problèmes si ces problèmes ont une origine en partie ou substanciellement génétique.

 
At 5:31 AM, Blogger Shadowsong said...

Personne ne nous fera croire que la morphologie, la couleur de la peau, des cheveux et les possibilités intellectuels ne sont pas inscrits dans l'ADN, même si elles résultent d'adaptation évolutives selon Darwin.

L'afrocentrisme présente un avantage : à supposé que l'ancêtre commun africain ait donné lieu à des évolutions qualitatives que sont les races jaunes et blanches. les noirs d'aujourd'hui et les aborigènes d'Australie sont restés plus proches du modèles primitif.
Ce qui peut être constaté par tout observateur impartial de la catastrophe africaine due à la décolonisation.
Lire Bernard Lugan à ce propos)

 
At 11:19 AM, Blogger z said...

Décidement que de réactions au courage politique et intellectuel du professeur fall.
Vos invectives et gesticulations démontrent bien que piqués au vif les racistes scientifiques se debattent comme diables en eau bénite. Heureusement que la vigilance d'aziz fall cloue le bec aux racistes déguisés en savant. Il n' ya qu'une race messieurs la race humaine, et une myriade de civilisations qui ne permettent aucune hiérachie entre les êtres humains. C'Est grace aux luttes comme les siennes que les anglais ne méprisent plus les québécois, comme je le constate depuis 50 ans. Voyons messieurs soyez fair play joignez vos si belles plummes au combat noble pour l'amélioration du genre humain au lieu d'attaquer un gentilhomme. Cordialement

 

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